« Après un séjour de plusieurs années dans un pensionnat en Angleterre, Évy retrouve avec bonheur sa terre d’Irlande, la tête emplie de rêves d’indépendance et de liberté. Mais le sort en a décidé autrement. Au lendemain d’un bal masqué, le réveil est plus que surprenant. Ce qu’elle considère comme pure mascarade se révèle être un vrai serment de mariage. La voilà désormais unie au sulfureux et inaccessible baron de Kerry. Et si le lien le plus indéfectible n’était pas celui contracté devant Dieu ? »

Je suis assez férue de romance, et la romance historique est un sous-genre très agréable pour s’immerger et changer d’univers. Cette fois-ci, je me suis laissée tentée par la couverture sublime du roman De Ronces et d’Écumes publié aux éditions Rebelle. Malheureusement, ma lecture n’a pas été à la hauteur des talents artistiques des graphistes de la maison d’édition…

J’ai tiqué dès les premières pages, écrites dans un langage assez soutenu, ponctué de vocabulaire qui m’était parfois même inconnu. Mais pourquoi pas me suis-je dit, nous sommes dans une romance historique, dans l’univers guindé des lords, et le style convient à la période. En revanche, cette entame de roman sur un personnage mystérieux ravi que son plan de revanche soit enfin en marche, avait des airs de vu et revu.

Un sentiment qui ne me quittera pas tout au long de ma lecture. Je sais qu’il est difficile d’innover dans un domaine comme la romance, mais l’accumulation de clichés et la surdose de quiproquo m’ont rapidement lassée. Surtout que les personnages ne sont pas particulièrement développés, Adam étant l’homme fort, viril et digne héritier de son affaire, avec un fort appétit sexuel ; et Évy la demoiselle douce mais pas sans caractère, vierge mais d’une sensualité débordante et avide de connaitre enfin l’extase, surtout dans les bras de son mari si bel homme… Vous voyez le tableau. Les personnages secondaires, eux, ne sont que coquilles vides. Pourtant il y aurait eu plus à faire du Duc, ou bien tout simplement d’Emmy, la cousine de l’héroïne.

Malgré tout, on peut se laisser porter par les pages, et suivre les époux dans leur histoire contrariée. Surtout si on attend une fin sur fond de scène de sexe explosive. Ici aussi, déception. Alors que le début du livre ne tourne qu’autour de leur attirance sexuelle réciproque, la chose est évacuée d’un coup, après une brève nuit. Vient alors la dernière partie du roman, un dénouement de plusieurs chapitres à la fois trop long, et trop rapide. L’épilogue résume parfaitement mes dernières impressions de lecture « euhhhhh ok ».

Adoptera, adoptera pas ?

Parfais pour lire entre deux métros, De ronces et d’écume ne vous restera cependant pas en tête très longtemps. Dommage.


6/10


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s