1692.
Salem, État du Massachusetts aux États-Unis.
Accusées de pratiques magiques, de nombreuses personnes sont alors mises à mort. Innocentes ou coupables ? Qui méritait réellement la potence ? De nos jours, alors que Max évite de peu la mort, la voilà sous l’emprise de songes qui semblent tous venir d’une époque lointaine où la sorcellerie et les démons hantaient l’imaginaire du commun des mortels.
Quel lien peut alors unir Max à un procès vieux de plusieurs siècles ?

Le roman s’ouvre sur une Max solitaire, amnésique, qui se découvre en grand danger. Des chapitres aux allures de roman policier, ou de thriller, où toutes les hypothèses sont encore possibles. En parallèle, nous découvrons l’histoire d’une jeune guérisseuse indienne, qui vivait en bordure de Salem il y a des centaines d’années. Le lien entre les deux jeunes femmes ? À vous de le découvrir dans le livre. De mon côté j’ai aimé trouver deux héroïnes fortes, indépendantes et intelligentes.

Tout comme j’ai apprécié l’absence de triangle amoureux, pourtant base d’écriture de nombreux romans du genre. Surtout quand l’héroïne est confrontée, comme ici, à plusieurs clans d’origine supernaturelle. Mais non, Max a son meilleur ami et grand frère de cœur, et son love interest. L’intrigue ne réside pas dans le « qui finira avec qui » (amen). Au contraire, il s’agit pour Max de redécouvrir ses origines et de se venger. L’amour n’est que secondaire, mais reste un des moteurs principal des actions des personnages.

La deuxième partie du roman, quand on rentre totalement dans les univers vampiriques et lycanthropes, est fortement différente de la première. Plus d’enquête, mais de l’action, des résolutions à la chaîne. Un rythme qui permet de répondre aux questions des lecteurs, de clore toutes les sous-intrigues, et de vivre le happy end des personnages.

Le seul vrai bémol ? Les dialogues sont parfois niais, mais niais ! Je sais que la bit-lit est coutumière du style, mais certains échanges étaient juste risibles. Une chance que l’on soit pris dans la lecture, on pardonne.

Adoptera, adoptera pas ?

Si vous pensez tenir un roman de sorcellerie avec Salem, vous serez déçus. Les fameux évènements qui ont fait de la ville de Salem et de ses sorcières une légende planétaire sont ici revisités à la sauce bit-lit, saupoudrée comme toujours de romance. Mais la plume de Sandra Triname nous entraine rapidement dans sa vision du mythe, où d’obscures forces grouillent dans l’ombre…


7,5/10


 

 

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4 réflexions sur “Salem – Sandra Triname

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