«Bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un jeu… Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n’est qu’illusions. Alors prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l’on ne se réveille pas… »

Quand elle a lu le livre, l’une de mes meilleures amies m’a envoyé un message me disant « tu vas adorer, c’est tout à fait pour toi ». Elle avait raison ! Parce que le livre a ses défauts, mais je les ai complétement oubliés pour plonger dans l’histoire et me laisser porter par la magie de Caraval.

Si je devais résumer le livre en mois, ils seraient « mystère », « illusion » et « trahison ». Pourtant, on nous prévient très tôt dans le récit : Caraval est un jeu cruel où il ne faut accorder sa confiance à personne et ne croire en rien. Dur pour un lecteur de ne pouvoir se fier à aucun personnage ! D’ailleurs, nos allants naturels font qu’on ne peut pas s’empêcher de s’attacher, et donc de croire aux personnages et à leur rôle. Erreur ! Vous l’apprendrez au fil des retournements de situation…

Des retournements qui nous surprennent parfois totalement, qui sont parfois plus ou moins attendus, et malheureusement, tantôt brouillons. C’est d’ailleurs ce qui est le plus reproché aux romans dans les critiques. Il y a tant d’illusions que Caraval peut paraitre n’être que poudre aux yeux quand on en arrive au dénouement. Moi-même, je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi : qui est qui ? Qui est bon, qui ne l’est pas, qui est un rôle, qui est soi-même ? Où est la limite entre le jeu et la vérité ?

Mais j’ai passé un trop bon moment pour m’attarder sur une fin pleine de questions. C’est le propre de nombre d’oeuvres du genre, où la magie ne donne pas toujours de raison, je pense notamment à Big Fish ou Le voyage de Chihiro. Et Caraval m’a ensorcelée si vite !

La relation entre les deux soeurs est très forte, elles essaient toujours de se protéger l’une l’autre de leur père tyrannique. Scarlett, l’héroïne, est un peu molle du cerveau parfois mais elle ne manque pas de courage et d’audace. Julian est le personnage qui évolue le plus au fil du roman, il revêt tant de personnalités que je me suis demandée s’il n’était pas schyzophrène ! Mais il réussi tout de même à nous charmer.

Enfin, Caraval, le spectacle, la ville… Un carnaval nocturne aux allures de Venise, où tout est couleurs et extravageances, et où vos secrets ont plus de valeurs que tout l’or de Cortés. Un lieu à la fois féérique, une rêverie en vérité, et dangereux. J’ai lu des chroniqueurs comparer le livre à escape game, et c’est vrai que dans Caraval, la ville comme le livre, il y a des indices à saisir, et toujours plus à découvrir

Adoptera, adoptera pas ?

C’est simple, j’ai adoré. J’ai plongé dedans dans un train à 8h du matin, et j’ai eu du mal à ne pas lire quelques pages en douces pendant la journée. Je suis rentrée chez moi le soir avec un seul but : le finir. Je ne le déconseillerai qu’à un type de personnes, ceux qui privilégient toujours la logique à la magie. Pour les autres, bienvenue à Caraval !


8.5/10


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