«Depuis la mort du dieu de l’Équilibre, le chaos ne cesse d’augmenter.

À Okkia, il engendre des spectres, êtres monstrueux qui se nourrissent des humains. Les pompiers régulent la menace de leur mieux, mais ils arrivent trop tard pour sauver la famille d’Anielle. Unique rescapée, la jeune femme décide de rejoindre leur rang pour lutter à son tour contre incendies, tempêtes surnaturelles et créatures dangereuses.

Mais ses origines pèsent lourd sur ses épaules et compromettent sa place parmi les pompiers. Son existence n’est-elle qu’une nouvelle manifestation du chaos ? Anielle n’aura de pire ennemi que sa propre nature, convoitée par certains, redoutée par d’autres.»

La première chose que j’ai noté a propos de ce livre, c’est que la couverture ne faisait « pas très young adult ». Qu’est-ce qu’une couverture qui fait young adult me direz-vous ? Eh bien… Disons que celle couverture (très jolie ne vous méprenez pas), avec des aplats dégradés de bleu et cette grande tour blanche entourée de lumières éthériques mutlicolores, ne rentre pas dans le cadre classique young adult.

C’est surement parce que tout le roman, de l’intrigue à l’écriture, s’éloigne des codes vus et revus attribués au genre ! Et, si je suis une adepte du YA dystopique, je dois avouer que ça fait du bien. Eva Simonin a une plume efficace, ses phrases, courtes, directes, font souvent mouche. La dernière phrase du roman est d’ailleurs une parfaite conclusion, lourde de sens et de nuances, en si peu de mots. Elle sait aussi briser les codes, et nous surprendre. En pas 50 pages, on apprend quelque chose qui m’a skotchée à ma chaise !

La lecture pourra perturber certains, parce que le lecteur est lâché à Okkia sans contexte et découvre l’univers au fil des pages et des personnages. il peu donc être difficile, dans un premier temps, de s’y retrouver dans ces histoires de flux, de monstres, de politique… Mais comme la narration se concentre tentôt sur Anielle, tantôt sur ses collègues pompiers, les veilleurs du seuil, la princesse ou encore Yone, on prend vite ses repères aux travers de leurs expériences, très complémentaires.

Enfant du chaos est riche d’une écriture d’action : les scènes d’action sont d’ailleurs extrêmement bien écrites. Très visuelles. Rythmées, prenantes. Halletantes ! L’escalade dans l’action en fin de roman est un pur bonheur à lire. En revanche, il y a peu ou pas de descriptions, assez peu d’introspection de la part des personnages, et des ellipses bien placées qui font que le récit d’un an nous en conté en 330 pages.

Ce qui laisse une énorme place à l’imagination ! Surtout dans un monde entre modernité (voitures à moteur et armes à feux sont au rendez-vous) et fantasy (dieux, mages, autres mondes…) : tout est permis dans notre esprit.

Adoptera, adoptera pas ?

Enfant du chaos est une bonne lecture, qui n’hésite pas à glisser l’équivalent d’une attaque du RAID au milieu d’un monde qui fait plus penser à Midkemia (malgré la présence explicite d’une certaine technologie) tandis que son héroïne, chose rare en littérature jeunesse, assume pleinement ses appétits sexuels. Un tome qui aurait pu se suffire, mais qui promet également une évolution intéressante de l’univers et des personnages.


8,5/10


❤ Un grand merci à Naos pour l’envoi de ce roman. Merci merci merci ! ❤

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Une réflexion sur “Enfant du chaos – Eva Simonin

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