«Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…»

Les histoires de voleuses, ça me parle toujours. Surtout dans un univers fantastique victorien. Alors quand on y croise diverses créatures de mythes et légendes repensées en membres de grandes familles dirigeantes… Viens à moi petit livre.

Le roman s’ouvre sur une scène de violation de sépulture : les prétendants des sœurs Tristabelle et Merryvère déterrent un cadavre encore frais tandis que la première s’évente tranquillement et que la deuxième s’essaie au lancé de couteau sur corbeau. Le ton est donné !

Honnêtement, les trois premiers chapitres ne m’ont pas emballée plus que ça. Et pour cause, puisqu’on prend l’histoire en cours de route, et pas au moment le plus intéressant. Mais c’est pour mieux nous retourner le cerveau avec les deux chapitres suivants. D’abord le journal – toujours drôle et mignon et un peu chelou – de la petite Dolorine, puis le récit mouvementé du fameux vol désastreux .

À partir de là, ce n’est qu’action, mystères qui se résolvent ou s’épaississent, personnages hauts en couleurs, et surtout, surtout, beaucoup d’humour. Il y a tant de situations cocasses, de réflexions mordantes et de dialogues percutants que j’avais le sourire aux lèvres en permanence. Les traits d’humour fusent aussi vite que les lames de Merryvère.

Et cette fin ! Entre la description de la grande scène de bagarre, très amusante, et les surprises à la chaîne… Impossible de lâche le livre. D’ailleurs, les quelques lignes du tome 2 sont un pur supplice ordonnancé par un auteur pervers qui joue avec nos nerfs. Ceci dit, rien d’étonnant de la part d’un auteur qui arrive à faire fantasmer les lectrices sur un type qui s’appelle Blaise !

ADOPTERA, ADOPTERA PAS ?

Les Sœurs Carmines, tome 1 : Le complot des corbeaux est très amusant, très prenant. Et surprenant en un sens, il a un petit côté assez noir, qui colle à l’ambiance de la ville de Grisaille. Une lecture à 200 à l’heure. À quand la suite Monsieur Holzl ?!


8.5/10


Merci à Mnémos et Naos pour ce livre !

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Une réflexion sur “Les Sœurs Carmines – Ariel Holzl

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