Charlie, Sadie, Liu, Raquel et Ingela ont réchappé de justesse au terrible Jour de la Destruction qui a vu tous leurs parents être tués. Elles se retrouvent alors seules à bord d’un bateau en haute mer, en quête de réponses… et de vengeance.
Les autoproclamées Pirettes vont sillonner des océans infestés de brigands. Mais comment être prises au sérieux quand on est un groupe de filles en 1780 ? Embarquez avec elles et vous le découvrirez !

 

« Un Pirates des Caraïbes version girl power » c’est l’accroche qu’il fallait pour me tenter. J’aime les histoires de pirates, de trésors, d’aventures, de combats en mer et de monstres marins. J’aime Pirates des Caraïbes (surtout le premier, soyons francs, la suite…). J’ai un amour d’enfance pour Mémoires d’un pirate de Celia Rees. Je prononce régulièrement le mot « pi-ra-tes ! » avec la même intonation que les mamies de la pub Tipiak. Mais j’ai été déçue par Storm Sisters, une lecture sympa mais plutôt moyenne, assez loin des aventures épiques que j’avais imaginé.

J’ai rapidement été confuse durant ma lecture, à mélanger les cinq filles : qui porte quel prénom ? Qui a quel caractère ? Qui a quel passé ? L’auteur essaie de nous les présenter une par une, mais ce n’est que vers le milieu du roman que j’ai vraiment commencé à les différencier, et seulement plus tard, au 3/4, que je maitrisais les backstories de chacune. Au final, nous avons 5 jeunes filles d’âges, goûts et ethnies différentes, mais qui restent chacune enfermée dans un carcan. Un défaut que la suite corrigera peut-être, ce premier tome étant tellement centré sur les interactions entre les cinq filles qu’il était impossible de savoir à quoi ressemblait leur personnalité quand elle n’était pas contre-balancée ou limitée par la situation et/ou la présence des autres Pirettes.

Je n’ai d’ailleurs pas éprouvé d’empathie particulière pour ces jeunes orphelines, à l’exection d’Ingela. La cadette du groupe aux ascendants nordiques est une forte tête à l’hygiène douteuse mais à la morale aussi droite que le mât d’un bateau. Elle se retrouve ainsi bien souvent à être le pivot de l’histoire, et un chapitre en particulier laisse à supposer qu’elle détient des informations cruciales sur la disparition de leurs parents, sans en être consciente. Liu, au coeur du roman à cause de son père, ne m’a pas spécialement inspiré de sentiments, malgré la menace d’un mariage forcé. La lecture finie, je ne me souviens déjà plus qui est qui entre Raquel et Sadie, seulement que l’une aime les robes et l’autre les livres (les deux à la fois c’est trop demander visiblement, girl power mitigé).

Quant à Charlie, l’ainée, elle trouve une certaine profondeur par sa peur de plonger au fond de l’océan, activité familiale pour laquelle elle est pourant censée être douée. Mais cette peur se revelera liée à une peine de coeur, déception maximale pour moi. Une faiblesse n’en est une que si un homme en est la cause semble-t-il. Charlie et son love-interest prennent par ailleurs une bonne part de la seconde moitié du roman, pour une conclusion censée laisser des questions qui nous rongeraient, mais dont on n’a cure. La romance est aussi présente avec d’autres jeunes garçons, si bien que trois jeunes filles sur cinq ont déjà un prétendant… Soit.

Je trouve que le roman passe beaucoup de temps sur les petites disputes des filles (certes livrées à elles-mêmes au milieu de l’océan) et assez peu à développer l’histoire : on ne sait toujours pas grand chose de leurs parents, elles dépendent de leurs amis masculins quand l’action devient trop chaude, elles jouent de chance plutôt que d’intelligence pour s’en sortir. D’ailleurs, la situation initiale n’est pas réglée à la fin du récit. Tous ces jours en mer pour ne pas vraiment faire de progrès c’est navrant.

Pourtant, la lecture est facile, et on a ce minimum d’intérêt renouvelé tous les X chapitres qui nous pousse doucement à continuer. L’auteur a même réussi à nous pondre un twist final, pointé par quelques indices mais tellement improbable qu’on y accordait que peu de crédit, au court duquel quelque chose d’énorme est révélé aux Pirettes. De quoi nous donner envie de lire au moins les premières pages de la suite…

Adoptera, adoptera pas ?

Storm Sisters est un livre plein de potentiel, malheuresement assez brouillon. Il n’est pas aisé de gérer 5 (et plus) personnages principaux, trois méchants, deux personnages mystères, des identités alternatives… et une histoire riche. Celle-ci pêche donc parfois, mais réussi à introduire juste ce qu’il faut d’action et de questions pour garder le lecteur un peu plus longtemps, jusqu’à la fin. Un tome d’installation qui se traine un peu, pour un récit qui prendra je l’espère quelques noeuds par la suite !


6,5/10


Un grand merci à la Team R qui m’a envoyé le livre !

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3 réflexions sur “Storm sisters, tome 1 : Le monde englouti – Mintie Das

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