Chaque année je revis une expérience difficile mais qui fini sur une note tellement merveilleuse que je retombe dans le panneau encore et encore : Noël.

Le cerveau humain, cette magnifique machine, n’est pas infaillible. Il est facilement influencé, par les images (helloooo publicité), les sons, les odeurs (hellooooo odeur de croissant appétissante alors que les dits croissants sont décongelés à la minute)… Et par une impression, un sentiment ressenti à propos de quelqu’un, de quelque chose.

Prenez une situation quelconque, le souvenir que vous en aurez sera souvent conditionné par la dernière impression que vous aurez eu de cette situation. Ou par le sentiment le plus fort ressenti à l’occasion de cette situation. Le reste tend à faiblir avec le temps, mais les sentiments les plus récents, les plus forts, teintent nos souvenirs.

C’est pour ça que chaque année, on se soumet encore et encore à sevrage drastique et douloureux, aka l’interdiction d’achat de livre dès Halloween pour laisser un vivier d’idées cadeau jusqu’à Noël. Uniquement parce que ce sentiment de torture n’est rien comparé au shoot de joie pure à la découverte des paquets sous le sapin. Boum, des livres, plus de livres, encore des livres. Libération du cœur et de l’esprit, le sang qui coure à 200 à l’heure, les yeux qui brillent, la musique céleste et les fontaines de paillettes où nagent des angelots… Noël de lectrice.

Mais, ce soir, je suis à J+15 de sevrage. Et je suis en manque. On m’a déjà dit que j’aimais davantage acheter des livres que les lire, ce qui expliquerait ma pile à lire qui ne descend jamais autant qu’elle monte. C’est pourquoi il est toujours dur de me tenir éloignée des librairies. De mon fix, mes 300 pages de nouveauté régulière.

D’autant plus quand je passe des heures sur les sites des éditeurs, à éplucher les pages des parutions du 3ème trimestre pour ma wishlist de Noël. Tous ces livres géniaux, dont certains m’attendent déjà en librairie, m’appellent, crient mon nom, me supplient.

Alors, pour tenir, je m’autorise des petits écarts. Comme quand j’essaie de réduire le sucre et que je me fais une chouquette en douce au boulot, ni vue ni connue. Et de temps en temps, j’achète un livre. Pour offrir. Pour compléter ma collection. Il était d’occasion. Juste un petit manga. Ou le dernier tome de cette saga géniale que je veux absolument et qui ne peux pas attendre Noël justement.

Je suis faible. Mais il y aura d’autres livres à ne pas acheter pour mieux les avoir sous le sapin à Noël.

Le cycle perpétuel du Noël d’une lectrice : torture, sevrage, orgie, libération, bonheur.

5 réflexions sur “Un Noël de lectrice : torture, sevrage, orgie, libération, bonheur.

  1. Je suis comme toi dans le sens où je ne lis pas les livres à la vitesse à laquelle je les achète xD
    Cela dit, Noël a beau approcher, je ne me suis rien interdit, et j’ai une petite wishlist d’achat qui se concrétisera sans doute en partie à Montreuil… x)

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